Soixante circuits sur asphalte, huit qui alternent bitume et terre dans le même tour, neuf qui n'existent que l'hiver : la répartition des 77 circuits français en activité.
Le mot « circuit » recouvre trois sols qui n’ont presque rien en commun. Sur les 77 circuits en activité de notre annuaire, la répartition ne laisse aucun reste : 60 roulent sur asphalte, 8 alternent asphalte et terre dans le même tour, et 9 sont tracés sur la glace. Aucune fiche, en revanche, ne porte un revêtement en terre seule.
L’asphalte : soixante circuits sur soixante-dix-sept
Le champ « revêtement » de nos fiches est renseigné sur 62 des 77 circuits en activité : 54 en asphalte, 8 en mixte, aucun en terre. Six autres fiches ne remplissent pas ce champ mais portent la catégorie asphalte, dont Charade, Mortefontaine, Croix-en-Ternois et le Val de Vienne. Le total documenté en asphalte monte donc à soixante.
C’est la famille la plus étendue et la plus disparate. Elle part du Circuit des 24 Heures du Mans, 13,626 km de tracé semi-permanent qui emprunte des routes ouvertes à la circulation le reste de l’année, passe par le Circuit Paul Ricard et ses 5,842 km, le plus long des circuits permanents dont nous documentons la longueur, et descend jusqu’à des pistes de moins de 2 kilomètres. Elle englobe aussi le drift : les douze fiches qui portent cette catégorie sont toutes des circuits asphaltés, de la piste de drift de Lédenon au Circuit de Salbris.
Le mixte : huit fiches, une seule discipline
Les huit circuits au revêtement mixte de l’annuaire sont exactement les huit circuits de rallycross. La coïncidence n’en est pas une : alterner le bitume et le sol meuble dans un même tour est la définition de la discipline, et aucun autre type de piste française ne le fait.
Sous une étiquette unique, les proportions vont de 26 % à 62 % d’asphalte. Le Circuit de Faleyras, en Gironde, est composé à 74 % de terre pour 26 % d’asphalte. Châteauroux affiche 70 % de terre, Pont-de-Ruan 65 %. À l’autre bout, Lessay équilibre 55 % d’asphalte et 45 % de terre, et le Circuit d’Essay, dans l’Orne, monte à 62 % d’asphalte pour 38 % de terre. L’étiquette « mixte » recouvre donc deux terrains très différents : à Faleyras la terre domine nettement, à Essay c’est l’asphalte.
Le cas de Lohéac montre la limite de l’exercice : le site porte deux revêtements. Sa piste de rallycross, mixte, mesure environ 1 150 mètres pour sept virages, mais il existe aussi sur place une configuration entièrement asphaltée d’environ 2,2 km, celle utilisée pour les stages de pilotage. La fiche retient le revêtement de la piste de compétition.
La glace : neuf circuits et une saison
Neuf circuits en activité portent la catégorie glace, et leur champ « revêtement » est vide. Ce n’est pas un oubli : la piste est retracée chaque hiver sur la neige damée et les surfaces gelées de la station, et elle n’existe pas le reste de l’année.
Les neuf sont dans les Alpes, répartis sur six départements : Savoie, Haute-Savoie, Isère, Hautes-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence et Alpes-Maritimes. Quatre fiches seulement documentent une longueur, de 500 mètres à Allos à 1 000 mètres à Orcières, en passant par 800 mètres à Tignes, aménagé à 1 550 mètres d’altitude, et 856 mètres à l’Alpe d’Huez. Un dixième circuit de glace, celui de Val d’Isère, figure à l’annuaire comme fermé.
L’activité y est également d’un autre ordre : ces neuf sites vivent du stage de pilotage et du baptême, sur des voitures chaussées de pneus cloutés, et non de la compétition.
Ce que le revêtement ne dit pas
Il ne dit rien de l’adhérence réelle. L’âge du bitume, la gomme déposée par les séries qui précèdent, la température et la pluie font varier le grip d’un même asphalte dans des proportions qu’aucune fiche ne peut fixer.
Il ne dit rien non plus du niveau d’exigence. Une piste de rallycross de moins de mille mètres n’est pas un exercice plus simple qu’un grand tracé asphalté : c’est un autre métier, où la trajectoire se dessine en glisse et se corrige au pied droit.
Enfin, ce panorama porte sur ce que nos fiches documentent aujourd’hui. Quinze d’entre elles n’ont pas de champ revêtement rempli, et si neuf sont des circuits de glace, pour lesquels le champ n’a pas de sens, les six autres sont des circuits asphaltés dont la fiche reste à compléter.