Le circuit de Dijon-Prenois vu du ciel : le ruban d'asphalte et ses larges dégagements clairs déroulés en forêt, la ligne droite des stands et ses bâtiments le long du paddock, des champs cultivés sur la gauche.

La septième des huit manches se court à Dijon-Prenois du 23 au 25 octobre, sept mois après la date d'abord annoncée au calendrier. Douze virages pour 3 801 m, et un record signé Prost en 1982.

La Coupe de France des Circuits se court à Dijon-Prenois du vendredi 23 au dimanche 25 octobre 2026. C’est la septième des huit manches de la saison, et la première depuis le Val de Vienne, inscrit au calendrier les 3 et 4 octobre. L’organisation revient à l’ASA Prenois Bourgogne, le club qui travaille à l’année avec le circuit, sous l’égide de la FFSA.

Sept mois d’écart entre deux calendriers

Ce rendez-vous d’automne n’était pas celui qui avait été annoncé. Le calendrier 2026 publié à l’automne précédent plaçait Dijon-Prenois les 28 et 29 mars, en deuxième position, juste après l’ouverture de Nogaro. Le circuit annonce aujourd’hui le week-end du 23 au 25 octobre, et le règlement sportif 2026 de la Coupe porte la même date.

Deux sources concordantes valent mieux qu’une page isolée : c’est ce qui permet de donner cette manche comme avant-dernière plutôt que deuxième. Notre calendrier la porte malgré tout comme prévisionnelle, et Dijon-Prenois est précisément la démonstration de l’année : un calendrier fédéral publié à l’automne précédent bouge en cours de saison.

Le déplacement a resserré la fin de saison. Entre Lédenon les 20 et 21 juin et Albi les 12 et 13 septembre, la Coupe n’a pas couru pendant près de trois mois. D’Albi au Mans, elle enchaîne quatre manches en huit semaines.

Le plus long des sept tracés comparables

Le Mans mis à part, dont la manche se court sur le circuit Bugatti et non sur le grand tracé des 24 Heures que documente notre fiche, la Coupe visite sept circuits permanents. Voici ce que nos fiches retiennent de leur dessin.

CircuitLongueurVirages
Dijon-Prenois3 801 m12
Val de Vienne3 768 m13
Nogaro3 636 m14
Albi3 551 m15
Lédenon3 150 m15
Pau-Arnos3 030 m15
Croix-en-Ternois1 900 m6

Dijon-Prenois est le plus long des sept, et celui qui compte le moins de virages parmi les six qui dépassent trois kilomètres. Rapporté au nombre de virages, son tracé offre 317 mètres de piste entre deux courbes, contre 202 à Pau-Arnos, qui ferme la marche sur ce critère.

Ce rapport ne mesure pourtant pas la vitesse, et Croix-en-Ternois le montre bien : ses 1 900 mètres pour six virages donnent exactement la même valeur, 317 mètres, sur un circuit deux fois plus court. Un même chiffre, deux dessins sans rapport. Il fallait donc regarder ailleurs.

Un record de Formule 1, et six autres qui ne se comparent pas

Nos fiches documentent un temps de référence pour chacun des sept circuits. En moyenne horaire, c’est-à-dire la longueur du tour divisée par le temps, Dijon-Prenois se détache nettement.

CircuitTemps de référenceMoyenne
Dijon-Prenois1 min 1 s 380 (1982)222,9 km/h
Albi1 min 8 s 900 (1973)185,5 km/h
Nogaro1 min 20 s 160 (1991)163,3 km/h
Val de Vienne1 min 28 s 091 (2011)154,0 km/h
Pau-Arnos1 min 10 s 87 (2005)153,9 km/h
Lédenon1 min 16 s 299 (2015)148,6 km/h
Croix-en-Ternois51,694 s (2013)132,3 km/h

La colonne de droite est calculée à partir des deux champs de nos fiches, la longueur et le temps. Elle appelle une réserve, et elle est importante : ces sept références n’ont été signées ni par les mêmes voitures ni aux mêmes époques. Celle de Dijon-Prenois est un chrono de Formule 1, 1 min 1 s 380 par Alain Prost sur Renault RE30B en 1982, l’année où le circuit recevait encore le Grand Prix de France. Celle d’Albi date de 1973 et d’une Formule 2, celle du Val de Vienne de 2011 et d’une Formule 3.

Une seule des sept a été établie dans la Coupe de France des Circuits elle-même : les 51,694 s de Jean-Philippe Jouvent sur Norma M20F à Croix-en-Ternois, en 2013. Autrement dit, ce tableau classe les tracés par ce que notre base documente de plus rapide sur chacun, pas par ce que verra le public d’une épreuve d’amateurs.

Ce que le circuit attend ce week-end

Le circuit annonce quatre familles de voitures au programme : des berlines proches de la série ou très améliorées, les prototypes de la Coupe Avenir, des monoplaces et des GT. Le format du week-end, les groupes admis et la règle qui interdit de fusionner les classements ont été détaillés dans notre aperçu de la manche d’Albi : ils sont communs à toutes les manches régionales.

Le tracé, lui, a de quoi flatter un plateau mélangé. Rapide et vallonné, homologué FIA Grade 2, il garde de son passé de Grand Prix des courbes rapides enchaînées et une piste large, ce qui change du dessin serré de Lédenon ou de Pau-Arnos, qui comptent quinze virages sur trois kilomètres.

Ce qu’il reste de la saison

La finale se court au Mans sur le circuit Bugatti, dans le cadre des Inter Écuries, dont l’ACO annonce l’accès libre au public. Deux dates circulent pour ce dernier rendez-vous : notre calendrier retient les 7 et 8 novembre, d’après l’annonce de l’ACO, quand le règlement sportif de la Coupe ouvre le week-end dès le 6. L’écart tient à un jour, mais il illustre une nouvelle fois pourquoi ces dates restent marquées prévisionnelles chez nous jusqu’à confirmation par l’organisateur.

Avant de se déplacer

Ces informations ont été relevées le 16 octobre 2026. Les horaires de course, les tarifs et les conditions d’accès du public ne figurent pas dans nos données à cette date : les vérifier auprès du circuit de Dijon-Prenois ou de l’ASA Prenois Bourgogne avant de prendre la route.

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